Samedi soir, c’était plein chez Simone. Plein de beau monde, des jeunes professionnels, des artistes, des têtes familières et autres vedettes du branché. Du vin, de la musique et du doré, du shine, du style! De la bouffe, des rires et du bruit. De la bière. Des serveuses sexy. Une ardoise qui creuse l’appétit.
En fait c’était carrément un supermarché. Tout ce monde, tous ces détails, tout ce branding sur les poches de jeans des filles qui s’offrent au scanning, les t-shirts qui scandent une réclame douteuse, les cellulaires qui grouillent au son de leur jingle. Là-bas, un avocat qui a remonté sa cravate sur son épaule. Ça sent les relents du gym où il a passé son 5 à 7 avant de venir offrir sa prospérité à qui veut la boire. Ça sent le parfum du gars des vues. Un vaste étalage publicitaire où tout le monde a pompé sa tenue et fardé son humeur.
C’est peut-être par déformation professionnelle, mais il me semble que tout le monde fait sa pub. Tout le monde a son petit pitch personnel. Un 30 secondes bien punché qu’on déballe aux vieilles connaissances croisées au rayon des légumes et aux partys de famille. Il faut bien savoir se vendre! On appuie sa stratégie sur ses diplômes, ses idées, son originalité ou ses efforts de fourmi, on wrappe habilement le tout selon son public ponctuel et puis après, on décline le concept en entrevue, chez le banquier ou à la buvette. On vend son propre produit en typo Impact Ultra Bold. On révise son 30 secondes jusqu’à plus soif.
Le people branding, le marketing personnel ou encore le masque public compte un bon nombre de virtuoses. Des gens comme Hugo Boss ou Simone de la buvette ont bien compris les possibilités exponentielles qu’offre une gestion efficace de cette ressource quasi inépuisable, soi! Guy Laliberté vit ses rêves au max. Céline rend hystérique. Jobs est à croquer. Et Simone offre un poulet BBQ tellement festif.
Tout comme le poulet de Simone, le produit humain est organique. Qu’on décide ou pas d’envisager les saisons comme des trimestres financiers, notre marque personnelle reste tamponnée comme un code à barres, elle évolue malgré nous au fil de nos (més)aventures telle une muse rebelle.
Alors autant s’atteler, et prendre dès aujourd’hui les commandes de sa propre campagne.
Voici la toute nouvelle xtine inc.
Quel tour de force.
RépondreSupprimerÀ peine ai-je terminé la rédaction de mon premier article, j'upload, j'admire le résultat et je me gorge de fierté. Et le lendemain matin le matou revient...
L'éminent Devoir pousse encore plus loin. Intitulé "Ego inc.", l'article de Stéphane Baillargeon paru le 27 octobre au matin répertorie différentes "marques humaines" du paysage intellectuel et public québécois. À lire absolument, ne serait-ce que pour admettre que votre xtine inc. est dans l'air du temps...
http://www.ledevoir.com/2009/10/27/273783.html
C'est frustrant de constater qu'une idée, un texte bénéficie d'une plus grande retombée que le sien, quand il traite du même sujet.
RépondreSupprimerJe vous comprends très bien et consolez-vous, vous n'êtes pas la seule!